Décisions municipales lourdes de conséquences
Au 1er semestre 2010 nous nous sommes opposés à plusieurs délibérations qui allaient à l'encontre des intérêts des Franconvillois.
- Une exonération de redevance pour une activité commerciale sur le domaine public. Lors du conseil municipal du 8 avril, le maire et sa majorité ont voté l'exonération pendant 12 ans au bénéfice de la société café des sports (soit une somme de 180 000 € qui en soi apparaît déjà sous évaluée) en raison d'un investissement dans une halle et un kiosque près de la gare. La commune n'a pas à renoncer à une telle ressource au bénéfice d’une quelconque activité lucrative, dans le cas présent restauration - débit de boissons. Nous avons déposé un recours devant le tribunal administratif.
- La vente à Vinci Immobilier d'une parcelle du bois des Éboulures. Au cours du même conseil, nous avons voté contre la cession d'une parcelle verte située entre la résidence Breguet et la caserne des pompiers. Le principe de la vente devait conduire au moins à en tirer le maximum. A notre grande surprise, la municipalité l'avait proposée au prix des domaines (évaluation du prix par les services de l'État) soit 400 € le m² ! Il faut savoir que ce prix est un prix plancher, et qu'en l'espèce, il était particulièrement favorable au promoteur qui projette d'y construire 100 logements. Le maire drapé dans ses certitudes est resté sourd à nos arguments après un débat musclé. La majorité privait ainsi la commune d'une ressource substantielle parfaitement négociable et un simple calcul validait notre position : avec une SHON de 5100 m² à 400 € le m², c'était une recette attendue de 2 040 000 € ; à 450 € un supplément de recette de 255 000 € etc. Nous avions eu raison avant l'heure puisque au conseil municipal de juin, le maire a annoncé une recette supplémentaire sur cette vente !
- Toujours en juin nous nous sommes opposés à une déclaration d'utilité publique (DUP) sur le périmètre du centre commercial de la Fontaine Bertin qui pourrait conduire à livrer la place à un promoteur afin d'y réaliser 180 logements et des commerces en RDC. Dans un quartier déjà très urbanisé, il n'est pas justifié de le densifier davantage avec la construction de 3 nouveaux immeubles. Nous reviendrons plus longuement sur ce dossier sorti comme un lapin de son chapeau et sans concertation avec la population.
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Tribune municipale de septembre 2010
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