Dans un contexte financier toujours plus difficile pour notre commune, nous ferons entendre nos priorités lors du prochain débat d’orientation budgétaire, priorités que nous défendons avec constance.
Défendre une gestion durable du budget communal conciliant des services au plus près des besoins des habitants et une politique d’investissement qui permette la rénovation des bâtiments, notamment scolaires. Il est urgent que nous sortions du triptyque « épargne faible, investissement faible, endettement élevé » qui est la marque de fabrique de la majorité municipale UMP. Le recours systématique et massif à l’emprunt a affaibli durablement nos capacités financières, si bien que :
- Les charges d’intérêts représentent 2 millions d’€/an : c’est un « manque à gagner » pour le présent et un « impôt déguisé » pour les générations futures ;
- La municipalité s’oblige à vendre au coup par coup des terrains municipaux : le mini-golf et le solarium de la piscine, le parking du CSL à McDonald’s par exemple. Ce sont des recettes exceptionnelles que nous ne retrouverons plus.
Favoriser la construction de logements accessibles à tous dans le cadre d’un plan de développement urbain cohérent et respectueux des habitants. La multiplication de programmes immobiliers privés dont les logements sont vendus à plus de 4000€/m2 ne permettent pas aux Franconvillois d’accéder à la propriété sauf à s’endetter trop lourdement, ni même à trouver en ville une location abordable.
Soutenir le pouvoir d’achat des familles en appliquant le quotient familial aux activités périscolaires et de loisirs. Engagée dans un combat idéologique d’arrière-garde, la municipalité était l’une des dernières à ne pas appliquer des tarifs qui tiennent compte des revenus des familles. En 2011, la CAF a imposé l’application du quotient familial. Nous demandons que les tarifs municipaux soient revus en fonction des écarts objectifs et réels de revenus.
Développer une politique jeunesse sur l’ensemble du territoire communal ayant pour objectif la réduction des inégalités dans l’accès au sport, à la culture et aux loisirs. Nous regrettons vivement que le service jeunesse se soit retiré de l’ensemble des quartiers populaires de la ville. Son activité, déjà très faible par le passé, est aujourd’hui inexistante.
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Tribune municipale de février 2012
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