Dans sa tribune municipale de novembre, la majorité municipale pavoise après avoir obtenu la condamnation du blog de l’association PLU de béton qui n’avait pas
filtré des commentaires diffamatoires pour le maire. Nous tenons à citer un passage très intéressant de la tribune (les passages ont été mis en gras par nous) :
« On ne peut impunément accuser le premier magistrat d’une ville ou l’un de ses conseillers municipaux de toucher des appartements, des
dessous de table, sans apporter aucune preuve. Il s’agit tout simplement de diffamation.
Nous avons toujours travaillé avec la plus
grande honnêteté pour nos concitoyens. Et ces accusations lancées à la cantonade sont inacceptables et scandaleuses !
Toute personne proférant une parole ou écrivant des propos diffamatoires sera donc assignée devant le tribunal correctionnel et il en sera ainsi à chaque fois que la probité de monsieur le
maire ou de son équipe sera mise en cause. »
Sans entrer dans le fond du litige entre l’association PLU de béton et monsieur Francis Delattre, nous pouvons regretter qu'on ne puisse sanctionner directement l’auteur de propos
diffamatoires sur un blog et que la loi soumette ce moyen de communication à la loi sur la liberté de la presse sans que l’on puisse disposer des avantages inhérents à l’exercice de la profession
de journaliste. Il serait utile que les moyens modernes de communication soient pris en compte par le législateur.
Pour ce qui est de la leçon de morale, il n’est pas inutile de rappeler qu’il y a quelques mois, monsieur Delattre avait mis en cause l’intégrité de notre collègue Antoine Raisséguier, alors
assistant des élus socialistes et apparentés au conseil général du Val-d’Oise, en laissant entendre qu’il occupait un emploi fictif. Sans preuve ce qu'il soutenait, il n’avait pas
hésité à salir l’honneur d’un adversaire politique sur la place publique. Curieux de la part de quelqu’un qui sait ce qu'avoir son nom dans la presse, et pas en bien, signifie.
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